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 Words like violence break the silence ϟ pv Asher

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MessageSujet: Words like violence break the silence ϟ pv Asher   Dim 22 Jan - 20:50


« Non Maman je vais bien ne t'en fais pas (...) Oui je sais mais j'ai vraiment beaucoup de travail. (...) Je ne sais pas quand je pourrais venir vous voir, bientôt je l'espère (...) C'est fini avec Nikolaï, je sais tu l'aimais bien (...) J'ai pas d'explications à te donner, c'est comme ca, c'est la vie c'est tout. (...) Toi aussi tu me manques Maman. Embrasse Papa. » Chaque fois c'était la même chose, depuis deux mois j'évitais les coups de fils de mes parents, j’essayais de leur mentir sans grande réussite. Ma voix me trahissait. Comment cacher à mes parents qui étaient tous les deux flics que j'étais détenue contre mon gré ? Pas facile. Surtout quand je savais que si je disais quelque chose ils en payeraient de leurs vies. Ma vie était devenue un grand bazar. Sans queue ni tête. J'avais foutue ma vie en l'air par simple curiosité et maintenant je me retrouvais dépendante et prisonnière. Je devais continuellement demander à Asher pour me rendre quelque part. Même pour aller travailler. Je crois que mon boulot est la seule chose qu'il me reste. Là-bas je suis toujours la même, personne ne se doute de rien. Ils pensent juste ma tristesse résulte de ma séparation avec Nikolaï. C'est en partie vraie mais s'il n'y avait que ca... Et maintenant j'avais une toute nouvelle vie. Je vivais dans une prison dorée. Je ne manquais de rien. Seulement de ma liberté.

Encore une journée qui se finissait. J'avais quittée le bureau plus tôt. J'étais rentrée, bien sagement, à la villa. Asher n'était pas là. Il n'était presque jamais là. Il trafiquait encore. Je ne sais pas ce qu'il fait mais ce n'est en rien légal. C'est assez contradictoire avec mon éducation de fille de flics. Lemon était là comme toujours. J'étais dans le salon quand je reçue l'appel de ma mère. Je me doutais que la jeune fille avait tout entendu de notre conversation et qu'elle répéterait sans doute tout à son ainé. Tant pis, je voulais qu'il sache que j'étais malheureuse à cause de lui. Il était le seul coupable de cette situation. J'en avais assez d'être enfermée ici. Oui ca allait mieux qu'au départ et je ressentais quelque chose pour Asher. Je sais, c'est impensable mais c'est vrai. Au fond je l'apprécie pour ce qu'il est, et non pas pour ce qu'il fait. Mais jamais il ne le saura. Je crains beaucoup trop sa réaction et j'ai bien peur qu'il soit incapable d'aimer quelqu'un d'autre que sa sœur. Malgré la crainte des conséquences, je décidais de partir, sortir, m'aérer. J'allais sortir quand je croisa Lemon. Je soupirais. « S'il te demande dis lui la vérité. » Je ne voulais pas lui causer du tort. Elle n'était pas ma gardienne. Il serait sans doute furieux mais tant pis. C'était dans mon caractère de dire et faire des choses insensées. Je ne réfléchissais pas et souvent il y avait de désagréables conséquences.

Je marchais au hasard, sans bout précis, comme toutes personnes jouissant de sa liberté. J'avais été privé du seul droit qu'on ne peut enlever. La liberté était quelque chose d'insaisissable et je l'avais perdue. Un bar, sans réfléchir je poussais la porte. J'avais besoin de boire. Boire pour oublier. Je m'asseyais au comptoir et commandait un verre de bourbon. Noyer ma tristesse, fêter ma détention. Un type m'aborda. Je n'écoutais même pas ce qu'il me racontait, il était juste insignifiant. Ca me rappelait le bon vieux temps. Je lui disait seulement oui, ou non de temps en temps, il semblait content, tant mieux. Il me payait un autre verre, bien. Puis il se tut soudainement, étonnée d'un tel silence je regardais pourquoi il ne parlait plus. Je vis alors mon kidnappeur, l'air plus que furieux qui attendait que ce pauvre type parte, vite, avant qu'il ne l’envoi valser de son poing. Son regard suffit à faire déguerpir le parasite. J'allais en recevoir pour mon grade, ca allait être ma fête. Tant pis. J'assumais mes choix irréfléchis. Je buvais une gorgée de bourbon et soupirais. « Je sais, je ne suis pas sensée sortir sans te demander. » Je ne voulais pas m'excuser, je n'avais pas à être désolée d'être aller boire un verre. Mais je devais surtout me faire discrète si je ne voulais pas d'ennui. Parfois il faut ravaler sa fierté et jouer raisonnablement. Au fond il n'était pas si mauvais... « Désolé. »

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MessageSujet: Re: Words like violence break the silence ϟ pv Asher   Lun 23 Jan - 17:49


« Eh, t’aurais pas un petit truc ? » Bonjour, monsieur à capuche. Il venait tout juste de m’accoster, dans l’une des nombreuses petites ruelles sombres du coin. Il avait l’air de trembler, sans doute parce qu’il n’avait pas eu sa dose quotidienne. « Tu veux quoi ? » Il me tendit deux-cent dollars. C’était bien beau, mais je ne savais toujours pas ce qu’il voulait. J’eus un petit sourire amusé. Il était même prêt à ce que je l’arnaque pour se sentir mieux. Qu’il était pathétique. Je lui sortis un petit sachet de coke qui en valait la moitié. Il ne se posa pas de question, me donna l’argent, pris le sachet et disparu aussi vite qu’il était arrivé. Sacré phénomène.

Les affaires terminées, je rejoignis la grande rue. La journée avait été bonne. Très bonne même. J’avais tout vendu. Le petit mec à capuche m’avait pris mon dernier sachet. Fier de moi, je marchais le long de la route, jouant avec mon briquet dans la poche. Un camion de pompier passa rapidement à côté de moi, pressé de rentrer à l’hôpital. Je savais exactement qui se trouvait à l’intérieur. C’était le pauvre type à que je venais de voler deux milles dollars et qui avait malencontreusement été recouvert d’essence au moment où mon briquet s’était enflammé. Ni vu ni connu, j’étais ensuite reparti sans que personne ne remarque ma présence chez lui. Le pauvre homme ne s’en souviendrai pas, s’il allait survivre, bien évidemment. Bref, la vie était parfois vraiment mauvaise pour certains.
Marchant de moins en moins vite, je sortis une clope de mon paquet. Le vent ne semblait pas être de mon côté, je fus donc obligé de m’arrêter pour l’allumer. Une jolie blonde en profita pour me demander une cigarette. Malheureusement pour elle, avoir de certains atouts et un joli sourire de suffit pas à me convaincre. Je lui fis un signe de tête, avant de continuer ma route. J’entendis un mot qui ressemblait vaguement à un « connard », avant de me dire qu’il ne valait mieux pas qu’elle ne recroise un jour mon chemin. Simple question de sécurité. Quelques lattes plus loin, mon téléphone sonna et nom de Lemon apparu sur l’écran. J’eus un court instant d’hésitation. J’adorais refuser ses appels et l’entendre me reprocher de ne pas lui répondre. Mais si son appel était important, j’allais le regretter. Finalement, le pour l’emporta. « Oui, ma belle ? » « Ash, assieds-toi quelque part, détend-toi, et surtout ne t’énerves pas. » Je m’arrêtai net et m’appuyai contre le premier mur qui se présenta à moi. « Je t’écoute … » « Il vaut mieux que tu l’apprennes par moi plutôt que par toi-même. Dylan est… sortie. » I mpossible. Elle ne m’avait jamais fait ça. Elle n’était jamais partie comme ça, sans me prévenir. « QUOI ? » « Ecoute Ash, ne t’énerves pas. Comprends-là un peu, elle ne sort pratiquement jamais, sauf pour aller travailler. S’il te plait, de la détruit pas sur place quand tu la verras. » « Je ne te promets rien. A tout à l’heure, merci d’avoir appelé. » Je raccrochai, sentais la colère monter petit à petit. Je ne pris même pas la peine de finir ma cigarette et je la jetai violemment contre le sol. Un petit garçon qui passait à côté de moi s’écarta d’un pas, avant de continuer sa route. J’eus un long soupir, puis me précipitai vers le bar qui se trouvait à quelques pas d’ici. J’avais besoin de boire un verre pour me calmer, et vite. Sinon, j’allais menacer quiconque croisait mon regard.

Une fois à l’intérieur, je me mis à chercher une table isolée des autres, histoire de ne pas m’énerver encore plus sur quelqu’un. Mon regard balaya la salle, avant de s’arrêter sur le bar. Elle était, assise tranquillement au bar, écoutant un jeune homme qui la draguait sans doute. Mon sang ne fit qu’un tour, je me précipitai vers eux. J’ignorais si une part de jalousie s’était mêlée à la ma colère en me voyant d’ici, mais la fureur se lisait facilement sur mon visage. Le pauvre type eu peur en me voyant. Il du vite comprendre que ce n’était pas le moment de rester là, juste pour la santé de son petit nez de mec insignifiant. Puis, je lançai un regard noir à Dylan, qui bu une gorgée de son verre, sans m’accorder plus d’importance que ça. « Je sais, je ne suis pas sensée sortir sans te demander. » La voix de Lemon résonnait dans ma tête. Elle me criait de me calmer, et de ne pas lui hurler dessus ici. « Désolé. » Elle pouvait l’être, en effet. Silencieux, je pris la place à côté d’elle, celle du type qui venait de partir, sans la quitter du regard. « Ecoute ma belle, je crois qu’on ne s’est pas très bien compris quand je t’ai dit que tu devais absolument me demander. Si deux petits flics se retrouvaient assassinés, ça ferait un sacré titre dans les journaux. » A cet instant, j’imaginais Lemon me taper dessus avec la première chose qui lui passait sous les mains. Je soupirai, et commandai un verre de whisky. Les beaux yeux pétillants de Lemon me firent comprendre que je n’aurais pas dû la menacer. La colère avait pris le dessus, et je lui faisais sans doute peur sans le vouloir. « La prochaine fois, envoie moi au moins un sms. Mais j'espère qu'il n'y en aura pas. » La colère s’évapora petit à petit, je lui adressai un petit sourire, non sans mal. « Imagine toi ma réaction si je serais rentré directement à la maison, tu n’aurais pas été là et je…» Je me serai inquiéter. C’était ce que j’avais failli lui dire. La vérité. Je n’avais pas pris le temps de réfléchir avant de formuler ma phrase et de trouver autre chose. Je n’avais pas eu d’autre choix que de me stopper net.

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MessageSujet: Re: Words like violence break the silence ϟ pv Asher   Mar 24 Jan - 7:47


Certains jour j'avais l'impression de redevenir une gamine de quinze ans. Obligée de demander à Papa et Maman pour aller quelque part. Obligée de demander l'autorisation pour sortir, pour prendre l'air. Mais je n'étais plus une enfant, j'en étais même loin. C'était tellement pathétique, enfermée comme une adolescente. Je ne comprenais pas réellement pourquoi il me tenait prisonnière comme ca. J'avais compris que je ne devais rien dire, que ce que j'avais vu cette nuit là, je devais juste l'oublier. J'avais compris que la vie de mes parents en dépendaient, alors je n’essaierai même pas d'en dire un seul petit mot. Il devait savoir que je ne dirais jamais rien, alors pourquoi me garder ? Cette vie, une vie de captive n'était pas ce que je voulais. Je ne pouvais pas dire que j'étais totalement malheureuse, pas comme au début. Lemon était une jeune fille adorable et elle rendait la vie beaucoup plus facile. Asher... Comment dire. Je croyais réellement qu'il y avait quelqu'un de bien au fond de lui. Loin de toute cette violence, de ces menaces, de ces trafics. Parfois il lui arrivait d'être même gentil, d'avoir autre chose qu'un regard noir. Il lui arrivait de rire et de sourire, et ses sourires étaient tellement... Je m'égare. Je ne dois pas tomber amoureuse, pas de sentiments. Tout deviendrait beaucoup plus compliqué...

Aujourd'hui était un mauvais jour, chaque jour où mes parents appelaient était un mauvais jour. Leur mentir comme ca me faisait du mal et ils se doutaient de quelque chose. Ca ne pouvait pas durer éternellement. J'avais juste eu besoin d'air, d'espace, de solitude. J'avais besoin de m'éloigner. Je savais que quoi que je fasse Lemon racontait ensuite tout à son frère, je ne lui en voulais pas. Mais aujourd'hui je voulais juste être ailleurs, ne rencontrer personne que je connaissais, faire comme toutes les autres personnes qui ont leur liberté, ne rendre de compte à personne. Assisse à ce bar, je profitais de mon verre, deuxième en fait. Je n'avais plus l'occasion de sortir, faire la fête, m'amuser. Ma vie ressemblait presque à celle d'une bonne sœur. Je ne faisais rien hormis travailler. Je ne sais pas ce que ce pauvre type voulait. Je n'entendais même pas ce qu'il me racontait, je ne souhaitais qu'une chose qu'il passe son chemin après m'avoir payé un troisième verre évidemment. Mais il ne resta pas, il partit étrangement rapidement. Je tournais la tête et compris vite pourquoi. Asher. Il avait ce regard noir qui aurait presque pu tuer quelqu'un sur place. Il m'en voulait, j'allais avoir des problèmes. Il s'asseya à côté de moi. « Ecoute ma belle, je crois qu’on ne s’est pas très bien compris quand je t’ai dit que tu devais absolument me demander. Si deux petits flics se retrouvaient assassinés, ça ferait un sacré titre dans les journaux. » Comment pouvait-il dire ca ?! Je n'aimais pas les menaces, surtout quand il menaçait la vie de mes parents, ca ne passait vraiment pas. Je levais les yeux vers lui, déçue. Il prit un verre de whisky et continua. Il semblait moins en colère. « La prochaine fois, envoie moi au moins un sms. Mais j'espère qu'il n'y en aura pas. » Il essayait de sourire. Tellement difficile pour lui. Il n'était tellement pas habitué à être gentil. « Imagine toi ma réaction si je serais rentré directement à la maison, tu n’aurais pas été là et je…» Et il quoi ? Se serait énervé ? Rien de bien différent en somme. « Tu aurais cru que j'étais encore au travail et il n'y aurait eu aucun drame. » Je soupirais et buvais encore une gorgée de mon verre. J'étais persuadée que c'était Lemon qui lui avait dit où j'étais, enfin du moins que j'étais partie. Je ne lui en voulais pas, elle n'avait que lui et l'aimait plus que tout. « Tu aurais eu peur d'une seule chose. Que je sois allé tout dire. » Pourtant il devait savoir que je ne dirais rien, mais absolument rien. Comment lui faire comprendre ?! « Le plus simple resterait que je me fasse renverser par une voiture, un accident bête. Comme ca plus de secret, plus de menaces. Tu serais tranquille. » Parfois j'y pensais à quoi bon vivre. Je n'avais plus rien. Les mauvais jours j'y pensais.

J'avais du sans doute boire trop. Et je n'étais plus tellement maitresse de mes actes. Sans prévenir je finissais mon verre d'un cul sec et sortait du bar. La rue était vide pour l'instant. Je me mis au milieu. J'attendais. Je vis Asher sortir du bar. « Tu vois. Une voiture et tout est finit. Plus de secret, plus de prison. » J'avais définitivement trop bu et déjà une voiture arrivait...


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MessageSujet: Re: Words like violence break the silence ϟ pv Asher   Jeu 26 Jan - 19:06


Il y a des jours où la chance ne frappait pas à la porte. Je crois qu’il s’agissait d’un de ces jours-là pour Dylan. Je m’étais plus ou moins calmé. J’arrivais à ne pas avoir envie d’en foutre une à celui qui était assis à côté de moi pour me défouler. Apparemment, elle ne voulait pas rendre les choses faciles. Elle aurait pu se taire, s’excuser encore, finir son verre et rentrer aussi vite qu’elle était sortie. Mais non, elle n’était pas comme ça et je le savais. Dans un sens, c’était l’une des choses plaisait chez elle, qu’elle ne joue pas à la petite victime innocente. Bref. Je bus une autre gorgée, sans la quitter du regard. « Tu aurais cru que j'étais encore au travail et il n'y aurait eu aucun drame. » Je ne pus m’empêcher de sourire. Elle ignorait sans doute que même lorsqu’elle était censée être au travail, j’avais toujours un doute. Même si j’avais confiance en elle, je n’ai jamais pu m’empêcher de penser qu’elle pourrait trahir ma confiance. Grave erreur. Mais par chance, elle ne la jamais fait sans compter sa petite escapade d’aujourd’hui, du moins c’était ce que je supposais. « Tu aurais eu peur d'une seule chose. Que je sois allé tout dire. » Elle n’avait pas tort. J’avais du mal à m’inquiéter sur sa sécurité à vrai dire, mais sait-on jamais. J’aurais peut-être pu penser qu’il lui soit arrivé quelques chose, peut être que ça m’ennuierais après tout. Je haussai les épaules, avant de boire encore une gorgée jusqu’à la moitié de mon verre. Je restais silencieux, tout en la laissant s’exprimer. J’avais déjà trop attiré l’attention sur moi en exposant mes menaces. J’avais été discret, mais les murs ont des oreilles, comme on dit. « Le plus simple resterait que je me fasse renverser par une voiture, un accident bête. Comme ca plus de secret, plus de menaces. Tu serais tranquille. » Je ne pus m’empêcher de rire. C’était certaine un rire dut à mes nerfs qui lâchaient, ou j’étais cruel au point de m’amuser de cette idée. Si elle se faisait renversée, je serais tranquille. Au moins, j’étais certains qu’elle ne le dirait à personne, sauf si les scientifiques ont toujours eu tort et que les morts peuvent parler. Mais j’en doutais. « C’est vrai. Mais as-tu assez de courages pour mettre fin à tes jours ? Ceux qui t’aiment te pleureraient certainement… » Je lui lançai un sourire provocateur. Je n’avais pas vraiment envie qu’elle mette fin à ses jours, mais je ne pouvais m’empêcher de la taquiner. Après tout, c’était elle qui avait commencé avec ça, l’alcool aidant. Je finis mon verre après l’avoir regardé finir le siens. Elle se leva brusquement, sans rien me dire. J’ai hésité quelques minutes avant de me lever à mon tour. Mais qu’elle ce qu’elle fichait ? Comme si la situation n’était pas assez pénible, il fallait qu’elle en rajoute. J’eus un long soupire, essayant de calmer cette colère qui remontait. S’il y avait bien une chose que je détestais, c’était qu’on se moque de moi. Et c’était précisément ce qu’elle était en train de faire. Je sortis du bar pour la retrouver.

Je n’eus pas de mal voir où elle se trouvait. Debout, au milieu de la route, elle attendait, prise sans doute par un élan de folie. Je me mis à rire, la regardant faire son intéressante. A la simple vue d’une voiture, elle s’écarterait. « Tu vois. Une voiture et tout est finit. Plus de secret, plus de prison. » Un sourire aux lèvres, je haussai les épaules. « Tu es vraiment pathétique quand tu t’y mets. L’alcool ne te va pas vraiment très bien. » J’entendis une voiture arriver. Dylan restait là, immobile au milieu de la route. Amusé, j’attendais le moment où Dylan se pousserait, prise par la peur, et le moment où j’entendrais les freins de la voiture crisser. Je fis un pas, mais rien ne se produit. Le temps semblait être au ralentit. La voiture ne freinait pas, et Dylan restait au milieu, comme courageuse d’affronter la voiture. Je sentis la peur monter en moi. Une peur que j’avais rarement ressentie, très rarement même. La crainte de voir la tête de Dylan écrasée sur le pare-brise. Je m’étais peut être trompé, elle ne se pousserait pas. Rapidement, je couru vers Dylan, et la poussai de justesse avant que la voiture nous frôle de peu. Je failli tomber au sol, pendant que je tenais la jeune femme dans mes bras. Quel abruti. J’aurais pu mettre fin à cette inquiétude qui me pesait de la savoir dehors, j’aurais pu la laisser mourir et faire disparaître un témoin de plus. Mais non. J’avais préféré lui sauver la vie. Le mec en voiture, qui avait faiblement ralentit, avait continué sa route. J’entrainai Dylan sur le trottoir, silencieux. Une fois à l’abri de toutes voitures, je vérifiai qu’un vélo ne décide pas d’emprunter le trottoir, et que Dylan se jette dessous. La colère monta, jusqu’à exploser. Je me mis en fasses d’elle, excédé, la tenant par les épaules. « Tu es folle ma pauvre, folle ! A quoi tu pensais ? Ne me refais plus jamais ça, plus jamais ! » Je shootai dans la première chose qui me tomba sous les pieds, avant de me ravancer vers elle. « Si j’avais continué à penser que tu te défilerais et que tu te pousserais, tu serais morte à l’heure qu’il est, tu te rends compte ? J’ai eus peur pour toi ! » Sans m’en rendre compte, j’avais avancé ma tête près de la sienne. J’avais parlé vite, trop vite même. J’avais dit des choses que je n’avais pas voulu dire, la colère aidant énormément. Je me reculai d’un pas, puis de deux, silencieux.

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MessageSujet: Re: Words like violence break the silence ϟ pv Asher   Mar 31 Jan - 17:44


Je crois que finalement Asher ne me connaissait pas si bien que ca. Il ne savait rien de moi. Et pire encore il n'avait absolument aucune idée de mes limites. Je pouvais aller très loin, il n'imaginait pas combien encore. J'avais tout perdue en quelques mois. Ma liberté, ma vie que j'avais tellement de temps à construire. Je n'avais plus rien, plus rien à perdre. Mes parents étaient loin, heureusement ils ne savaient pas du tout ce qui se passaient ici. J'étais arrivée à un point qui était similaire à une overdose. J'en avais juste assez de devoir rester enfermée, de devoir demander la permission comme quand je n'étais qu'une gamine. Asher me traitait comme une enfant. J'étais capable de tout, il ne me croyait pas. « C’est vrai. Mais as-tu assez de courages pour mettre fin à tes jours ? Ceux qui t’aiment te pleureraient certainement… » J'esquissais un sourire. Je crois qu'en de telles circonstances mon courage n'avait pas de limite. J'aurais été capable de tout et de n'importe quoi. Surtout de n'importe quoi. Je savais que mes parents risqueraient d'être triste, voir brisés si jamais je venais à mourir avant eux. Mais comment le sauraient-ils ? Je n'avais plus de vie et Asher me ferait disparaitre si bien qu'on ne me retrouverait plus jamais. Quand une vie ne ressemble plus à une vie pourquoi quand même essayer de se battre. Je brassais du vent, je n'avais plus de force. J'étais perdue.

L'alcool n'avait jamais eu un très bon effet sur moi. Il avait souvent été l'élément déclencheur des décisions les plus stupides de ma vie. Comme aujourd'hui par exemple. En temps normal, dans un état normal je n'aurais surement pas fait ca. L'alcool donne des ailes. J'étais là au milieu de la route prête à affronter tout ce qui pourrait arriver. Il me regardait amusé, une fois encore il ne me prenait pas du tout au sérieux. « Tu es vraiment pathétique quand tu t’y mets. L’alcool ne te va pas vraiment très bien. » Il n'avait pas tord mais il ne savait pas que j'étais sérieuse et que rien ne m’arrêterais. Je ne bougeais pas. Le temps était comme suspendu. Je n'entendais rien, seulement ma respiration. Puis une voiture fit son apparition au coin de la rue. Mon cœur manqua un battement. Je ne savais pas quoi faire. Je n'avais pas peur, j'étais juste déconnectée. Incapable de bouger. Je voyais que la voiture ne ralentissait pas mais je ne bougeais pas. Peut-être que inconsciemment c'était la bonne chose à faire, peut-être. C'était la fin, tout allait bientôt finir avec un peu de chance. Soudain je sentis quelque chose, quelqu'un me percuter. Je sortais de la trajectoire de la voiture et atterrissais sur le trottoir en face. Dans les bras d'Asher. J'étais sonnée, désorientée. Lui par contre semblait énervé, il était fou. Il allait exploser d'une minute à l'autre. Il se mit en face de moi et m'attrapa par les épaules. « Tu es folle ma pauvre, folle ! A quoi tu pensais ? Ne me refais plus jamais ça, plus jamais ! » Je reprenais mon souffle doucement. Il s'éloignait et donnait un coup de pied dans la première chose qu'il trouvait avant de revenir. « Si j’avais continué à penser que tu te défilerais et que tu te pousserais, tu serais morte à l’heure qu’il est, tu te rends compte ? J’ai eus peur pour toi ! » Là je restais interdite. Il s'éloigna en silence, un pas, deux. Peur pour moi?! Depuis quand se souciait-il d'autre chose que son secret ? Il ne pouvait pas me dire ca. J'étais déjà perdue, m'obligeant à ne pas ressentir des sentiments nouveaux et contradictoires. Comment aimer quelqu'un qui vous enferme !

Je ne savais pas quoi lui dire, j'étais sans voix. Mais j'étais aussi énervée. Tout ce qui arrivait était entièrement sa faute ! Je ne savais pas quoi lui dire. J'avais tellement l'impression qu'il ne ressentait rien que lui parler était impossible. Il ne comprenait pas, il se refermait. « Tu ne peux pas me dire ca Asher. » Je bouillonnais il avait réussi à m'énerver. « Tu ne peux pas me traiter comme une prisonnière et prétendre te soucier de moi ! » Je fis quelques pas pour essaye d'évacuer ma frustration. « Tu ne peux pas jouer avec les sentiments des gens comme ca. Tu ne peux pas jouer avec moi... » Je ne savais pas s'il comprendrait. Il était tellement dur et insensible à ce genre de choses.


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