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 ▲ BORN TO TOUCH YOUR FEELINGS.

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JUST THE WAY YOU ARE
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MessageSujet: ▲ BORN TO TOUCH YOUR FEELINGS.   Dim 15 Jan - 22:32

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liam wellington

▽ ▽ ▽

☀ let the sun shine in.
NOM : Wellington. PRÉNOM(S) : Liam, Isaac. ÂGE : Vingt-six ans. DATE ET LIEU DE NAISSANCE : 1er mars 1985. NATIONALITÉ : Américaine. EMPLOI : Journaliste. STATUT AMOUREUX : En couple avec Alyx. SITUATION SOCIALE : Moyenne, gagne bien sa vie. CARACTÈRE : ambitieux, protecteur, passionné, joueur, autoritaire, aventurier. GROUPE : J'aspire à la reconnaissance professionnelle. CÉLÉBRITÉ : Ian Somerhalder.
(c) TUMBLR

the whole world smiles with you.
“A flame that still burns, to you i will always return, i know the road is long but where you are is home.”
il adore le café intense の il est plutôt lève-tôt の il ne supporte pas le désordre の tous les matins, il fait son footing avec le chien et ramène le journal の même en couple, il ne peut s'empêcher de séduire, mais ça ne signifie rien, c'est juste une manière de vivre の il a un goût prononcé pour les sensations fortes et ne respecte pas toujours les limitations de vitesse sur la route の supporte des causes humanitaires et écologiques の cuisiner est quelque chose qu'il aime de plus en plus, surtout pour ses proches の il fume depuis qu'il a dix-neuf ans, mais il n'est pas accro loin de là の il est une vraie bouillotte, toujours chaud.

•• La "vie en rose" pour votre personnage ? Liam, c'est ce genre d'homme pour qui le boulot est une passion, mais aussi une source de satisfaction et de fierté. Il sait qu'il est doué, ses contacts sont florissants et sa réputation ne cesse de s'améliorer. Après tout, quand on se consacre autant à son travail, on ne peut qu'être récompensé. Ses choix professionnels sont le reflet de sa personne et il apprécie qu'on le soutienne, mais hélas ce n'est pas toujours le cas. Surtout quand la femme qu'il aime aspire à une vie de famille épanouie. Peut-être faudrait-il revoir ses priorités, monsieur Wellington...



Citation :
PSEUDO/PRÉNOM : Eléa/Eugénie. ÂGE : Vingt ans. PAYS : France. TU AS DÉCOUVERT WOS SUR : Mystère, mystère... TAUX DE PRÉSENCE : Quotidiennement. TON AVIS SUR WOS : Il rocks ! UN DERNIER MOT : J'ai une petite faim.. Arrow



Dernière édition par Liam Wellington le Mar 17 Jan - 1:51, édité 10 fois
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JUST THE WAY YOU ARE
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MessageSujet: Re: ▲ BORN TO TOUCH YOUR FEELINGS.   Dim 15 Jan - 22:57

we must fight to survive.


On passe tous par le stade de l'enfance. Pour certains ce sont des années difficiles où des parents se séparent, où la gestion du foyer est stressante, presque intenable si ce n'est au jour le jour. Par chance, je fais partie de ceux qui voient l'enfance comme les plus belles années. Celles où l'on est encadrés par des parents amoureux qui nous laissent tout de même respirer. Des parents responsables et protecteurs qui nous enseignent les bonnes manières et les bonnes valeurs de la vie. C'est vrai que j'ai d'excellents souvenirs de mon enfance. Mes parents n'étaient pas riches, ils démarraient à peine dans la vie en tant que couple. En effet, mon père Thomas avait vingt-deux ans, ma mère Dianna vingt-et-un, ils n'étaient pas encore mariés et n'habitaient même pas ensemble lorsque ma mère a appris qu'elle m'attendait. Mais ce que je sais, c'est qu'elle et mon père se connaissaient depuis déjà cinq ans et qu'ils s'aimaient, vraiment. Un amour qui m'avait toujours paru digne d'un conte de fée, presque irréel. Pourtant, c'était mes parents, et ma mère a toujours aimé me raconter leur histoire. Quand je suis né en mars 1985, mon père n'était qu'un simple policier à Atlanta, ma mère une institutrice stagiaire. Mais ils allaient rapidement faire leurs preuves et particulièrement mon père qui deviendra au bout de douze ans un commissaire de police reconnu dans la ville. Mais je ne faisais pas mes premiers pas que j'étais déjà un gamin heureux.

1990 ; cinq ans.
Ma mère tenta par tous les moyens possibles de me faire comprendre que j'allais avoir une petite sœur, sauf que j'étais bien moi, fils unique. J'avais du mal à l'accepter, et ma mère rigolait toujours en me racontant à quel point j'étais persuadé que ça n'arriverait pas, que je resterais seul avec eux deux. Comme si, par magie en y pensant fort, cela fonctionnerait. Mais bon, je m'étais trompé. Un bébé rose rejoignit la famille, c'était en effet une petite fille comme cela avait été prédit, avec de grands yeux bleus, des mains minuscules, une odeur de neuf, une voix strident... qui allait répondre au prénom d'Isobel. Mes parents étaient émerveillés devant cette petite chose qui demandait sans cesse de l'attention... C'était le début d'une nouvelle vie... à quatre. D'ailleurs, pour la naissance d'Isobel, mes parents achetèrent une nouvelle propriété au nord d'Atlanta, dans un beau quartier résidentiel. Nous changions de gabarit. Le fait qu'Izzie soit une fille justifiait peut-être cette taille : mon père avait déjà prévu tous les achats compulsifs de ma soeur qu'il faudrait bien sûr ranger quelque part. Très malin.

2000 ; quinze ans.
« Papa, tu peux m'aider pour mon exercice de maths ? »
« Demande à Liam ma puce, je suis occupé à cuisiner là, tu vois. »
Je soufflais et adressais un mauvais sourire à ma sœur, qui fronçait les sourcils.
« Mais je vais l'emmerder. »
« Comment tu parles, Izzie ? »
« C'est Liam ! »
« Ben tiens. »
« Liam... »
« Fallait bien que je lui apprenne quelque chose. Maintenant que maman papa pipi caca est une étape résolue, les gros mots c'était inévitable... »
« En attendant ses exercices n'avancent pas. Elle n'a que dix ans, aide-la, ça doit être dans tes cordes, gros malin. »
Je levai les yeux en l'air, m'approchai de ma sœur et l'embêtai.
« C'est trop simple, oh la la, t'es vraiment pas douée. »
« Bon, laisse-moi, gros naze. »
Je chuchotai. « Je te fais tout et tu me couvres ce soir... » Pour sortir bien sûr.
Elle acquiesça silencieusement avec un sourire. Ce sourire-là, comme quelques autres, était le symbole d'une complicité bien existante, même si elle se révélait être tout de même rare. Et ce fossé entre elle et moi n'allait pas diminuer au fil des années.

2001 ; seize ans.
Mes résultats scolaires eux étaient bons, même très bons. Il n'y avait qu'en biologie où les bonnes notes se faisaient timides. Je ne devais pas avoir la fibre pour ça. Même la reproduction dont les cours étaient certes fort intéressants surtout lorsqu'il s'agissait de quelques vidéos peu poussées dans les explications mais plus dans les images ô combien amusantes, ne me passionnait pas. Hormis la biologie, j'étais polyvalent. Je n'avais encore aucune idée de ce que je voulais faire au lycée. Ma plus grande préoccupation, c'était les filles, mine de rien. Du genre à me lasser très rapidement, j'enchainais les aventures sans prendre trop en considération les attentes de chacune. Je passai plusieurs fois pour un goujat mais qu'importe, non vraiment ! Je sortais, je buvais, je draguais, je couchais : c'était bon.

« Liam, je peux te poser une question ? »
Ma mère se tenait contre l'encadrement de la porte de ma chambre et m'observait, allongé sur mon lit, en train d'envoyer quelques textos.
« Ouais ? »
« En fait, ce n'est pas vraiment une question, je voulais juste m'assurer que.. tu fais attention. Tu sais. »
Elle avait refermé la porte derrière elle et s'était approchée de moi.
« Je te vois avec une fille différente toutes les semaines. D'ailleurs tu ne te gênes pas pour en ramener ici de temps en temps... »
Je rigolai, comprenant à quoi elle faisait allusion.
« Arrête de penser à ça, m'man, je ne te ferai pas le plaisir d'être grand mère tout de suite. »
« Parfois ça arrive sans qu'on ne s'y attende. »
« Écoute, t'es flippante, je t'assure que tu n'as pas à t'inquiéter. Elles ne représentent pas grand chose, c'est juste pour le fun et je me protège, ok ? Tu seras prévenue quand ça sera plus sérieux, promis. Maintenant... »
« Maintenant, je te laisse, c'est ça ? » Elle souriait, moi aussi.
« Tu devrais aller voir ta fille, elle a appris que sa copine Katleen venait de voir les communistes débarquer pour la première fois alors elle flippe en s'imaginant le champ de bataille où je pense... Pauvre fille sans défense. »
Ma mère pouffa de rire et se leva après avoir passé sa main dans mes cheveux.
« Tu n'en loupes jamais une. Elle en voit de toutes les couleurs avec toi, tu devrais être un peu plus indulgent... »
Je la regardai sortir de ma chambre et murmurai un « avec elle, ça ne risque pas » qu'elle ne pouvait pas entendre.

2003 ; dix-huit ans.
C'est pendant ma dernière année de lycée que j'ai commencé à deviner de plus en plus clairement ce que je voulais faire de ma vie. Les matières que je préférais étaient les sciences économiques, sociales, la littérature, la philo... Il n'y avait pas un jour où je ne me ruais pas le matin sur un journal écrit ou diffusé sur le net. Je voulais toujours être au courant des dernières nouvelles. Le monde m'intéressait et surtout ce qui se passait à l'intérieur, à n'importe quel niveau. Alors c'était net. Le journalisme était ma voie. C'est donc en faculté de journalisme que je m'orientai.

« Comme j'aimerais être présentateur des informations quotidiennes à la télévision.. Tu n'aimerais pas voir ton cousin à l'écran, avoue ? »
Ma cousine Olivia rit.
« Plutôt, si. Et quand le mariage de Harry aura lieu, bien sûr je l'organiserai, tu me donneras la parole à distance ! »
« Voilà, si tu veux. Et j'en profiterai pour te demander comment iront tes parents. »
Nous rigolâmes ensemble.
« Comment ça va avec Isobel ? La dernière fois que je suis venue chez toi, c'était explosif. »
« Plus les années passent, plus elle devient chiante. Une vraie plaie.. »
« Mais tu la cherches, Liam ! Elle va sur ses quatorze ans, à cet âge-là, les filles ont besoin de tout sauf d'un mec qui les embête, qui plus est leur frère. Crois-moi. »
« Alors quoi, je devrais me montrer adorable et doux comme un agneau avec cette teigne ? »
« Plus que tu ne l'es en tout cas. »
Je la regardai, haussant les épaules. Puis je souris.
« Tu ne veux pas échanger ta place avec la sienne ? Je suis sûr que si je ne l'avais plus dans mes pattes tous les matins et tous les soirs, ça passerait mieux. »
« Tu es déjà comme mon frère Liam, tu le sais. » Elle sourit. « Il y a tellement de potentiel entre elle et toi. Vous formez un super duo sans le savoir, et quand vous vous entendez bien, vous êtes presque hypnotisant, je te promets. C'est trop rare. Ne gâche pas tout ça, et ne la laisse pas te haïr. Même tes parents sont fatigués de cette situation. Liam.. tu collectionnes les filles sans rien leur promettre, prenant qu'une infime partie d'elles, mais à côté tu as ta petite soeur, pour de bon, et tu n'en profites même pas. »
« Tu es sûre de ne pas vouloir faire organisatrice de pactes entre frère et sœur ? »
« Si ça te concerne, je le ferai ! »
Une nouvelle fois, je souriais, sensible à ses paroles plus que je ne le montrais.
« Je pense que c'est irrécupérable. Il faudrait que nous fassions un pas de géant aussi bien elle que moi, pour nous entendre. Et autant elle que moi avons notre fierté. Et tu sais qu'elle est grande. Trop peut-être. J'aimerais bien m'entendre avec elle, mais j'ai l'impression que c'est foutu. Je ne vois pas ce qui pourrait changer ça. »
C'est vrai, je pensais vraiment que nous étions à un point de non retour, et pourtant, on ne sait jamais ce que nous réserve l'avenir.

2007 ; vingt-deux ans.
Je fais la rencontre de Roxanne, une jolie blondinette aux cheveux longs et aux yeux bleus aussi pétillants qu'elle. Son sourire vaut selon moi tous les efforts du monde. J'adore être avec elle, je me sens si bien, si vivant. C'est une sensation toute nouvelle. Tout ce que je fais, je le fais en pensant à elle, en pensant à ce qu'elle pourrait en penser elle. Est-ce l'amour ? J'en doute au début. Roxanne est avant tout une meilleure amie. Mais rapidement, nous avons envie de plus. Nos premiers baisers, notre première fois. Tout avait un goût différent de d'habitude. Ce sont des souvenirs que je ne peux pas oublier, car elle était mon premier amour et ça, je l'ai compris au bout de plusieurs mois. Elle me regardait comme aucune autre ne m'avait jamais regardé ou alors, tout prenait du sens avec ses yeux à elle. Nous formions un couple et pourtant nous n'étions pas sans arrêt collés l'un à l'autre. Nous étions libres comme le vent. Ma mère me trouvait changé, elle réalisa vite que Roxanne était plus qu'une amie et chance, elle l'adorait. Qui ne pouvait pas aimer Roxanne, vous me direz...

Notre relation dura un an. Je ne voyais pas ce qui était susceptible de nous faire rompre. Non, c'était impossible, nous étions trop bien ensemble, si fusionnels. Nous ne nous lassions jamais l'un de l'autre alors quoi, qu'est-ce qui pouvait tout casser ? Quelque chose de bien plus fort que notre relation uniquement pouvait y parvenir, et il n'y avait pas trente-six options.

2008 ; vingt-trois ans.
Ma mère est décédée le vingt-deux mai d'un cancer du sein à l'âge de quarante-quatre ans, laissant mon être totalement vide d'humanité. Il n'y a pas de manière douce pour évoquer une mort, surtout celle d'une mère qui nous a aimé toute sa vie comme si nous étions la seule importance de sa vie, comme si notre épanouissement et notre réussite étaient son dessein, son but ultime. J'avais vingt-trois ans, j'étais encore solide. Ma sœur avait dix-huit ans, elle était détruite. Son modèle avait disparu sans qu'elle n'ait eu le temps de lui dire au revoir. Je ne peux pas parler de moi face à cette mort sans parler d'Isobel. Parce qu'elle était à un âge où sa mère était sa référence, sa meilleure confidente. Moi qui était si proche de ma mère, je ne pouvais cependant nier qu'entre ma sœur et elle, il y avait quelque chose de plus. Quelque chose d'invisible et de magique qui unie une mère et sa fille, certainement. La disparition de notre mère signa le début d'une nouvelle ère entre Isobel et moi, mais cela ne commença cependant pas le soir de la nouvelle. Non, ce soir-là, je fus incapable d'aller à l'hôpital voir ma mère comme mon père, Isobel le firent. Ce soir-là, je bus sans limite. Je me mis minable et me tapai une barmaid à l'arrière du bar en cinq minutes top chrono, sans même arriver à me dire que c'était mal. De toute façon, tout n'était que mal. Et rien ne pouvait être pire que sa perte.

Le lendemain fut une journée chaotique, une journée qui mériterait une télécommande pour pouvoir l'accélérer à la vitesse trois. Je ne répondais même pas aux appels et messages de Roxanne, ni de personne d'ailleurs. Pour moi, tout était ruiné. Je me forçai cependant à aller voir ma sœur, qui s'effondra dans mes bras, plus frêle que jamais. En la serrant contre moi, sous les yeux de mon père, mon coeur se serra comme jamais il ne s'était serré avant. C'était douloureux, suffocant. Je ne devais pas pleurer, je ne devais pas pleurer. J'étais un grand garçon. On m'avait toujours dit ça et je me plaisais à le croire. Mais là, j'étais tout sauf grand et je devais m'y faire. Ma respiration s'était bloquée le temps de quelques secondes, comme pour résister, mais c'était bien plus fort que moi. Quelques larmes épuisées se firent la malle tandis que mes bras serraient ma sœur à l'en étouffer.

Driiiiing, driiiiiing.
« Oui. »
« Liam, bon sang, ça fait plusieurs jours que j'essaye de t'avoir et rien... que se passe-t-il ? »
« C'est fini, Roxanne. Tout est terminé. »
« Pardon ? »
« J'ai couché avec une autre. Je suis désolé... »
« Qu... »
« Ne me demande pas d'explication s'il te plait. »
« Dis moi juste qui c'est. »
« Tu ne la connais pas. »
« Tant mieux. Je peux te dire une chose ? »
« Quoi ? »
« Va te faire foutre Liam. »
Elle raccrocha sur ces mots. J'étais blessé mais je ravalai ma fierté. Je l'avais mérité, à lui cacher la vérité et à lui faire croire que j'étais avec une autre nana alors que c'était loin d'être le cas. Je voulais juste éviter de parler de ma mère. Je ne voulais parler de sa mort à personne. Sûrement parce que je ne l'acceptais pas moi-même... En tout cas, je ne revis pas Roxanne de si tôt. Elle devait m'éviter comme la peste. Je souffrais silencieusement du décès de ma mère et faisais secrètement face au manque de Roxanne. Ce furent deux mois douloureux, avant que je cesse enfin de me voiler la face, ma mère ne reviendrait pas. Je devais avancer et oublier Roxanne que j'avais trompée dans tous les sens du terme. Alors plusieurs femmes passèrent par ma chambre, souvent anonymement.

Aout 2009 ; vingt-quatre ans.
Il y a trois ans de cela, je suis devenu journaliste. Je me sens bien au boulot, qui plus est le courant passe très bien avec le rédacteur en chef du célèbre journal d'Atlanta alors cela ne pourrait être mieux. A ce moment là, je sors avec Ruby, jolie brunette rencontrée il y a une semaine de cela. On peut dire que nous sommes en couple même si je sais que ça ne durera pas éternellement. Sans aucune prétention, je peux affirmer qu'elle n'a pas l'envergure. Enfin, je me comprends. Fin aout donc, nous sortons tous les deux, direction la plage et il se trouve qu'il y avait déjà une fête là-bas. Une fête organisée par l'université. Étant elle-même à la fac, Ruby se rue vers la fête pour me présenter à des amis à elle. Nos doigts entremêlés, je me retrouve soudain attiré par elle un peu plus loin, pour faire finalement face à un deux personnes. Un grand brun et une brunette à ses côtés. Emrys et Alyx. Mon regard tarde un peu à quitter celui d'Alyx tant il est profond, doux et attachant comme son sourire timide. Ruby nous présenta et une heure plus tard, je me retrouvai une nouvelle fois face à elle, par hasard malgré le monde.

« Tiens tiens, le destin veut que l'on se recroise. »
Elle me regarda et sourit vaguement.
« Parce que tu crois au destin ? »
« Quand il me fait faire de belles rencontres comme ce soir, j'ai bien envie d'y croire. »
« Oh je vois... et tu as, j'imagine, l'habitude d'obtenir ce que tu désires ? Avec Ruby, cela ne devait pas être bien difficile. »
Je ris. Ruby était en effet ce l'on pouvait appeler une fille facile.
« Ça tombait bien, je n'avais pas envie d'une relation compliquée. »
« Je peux comprendre. »
« Certainement. Car cet Emrys et toi, c'est pareil, n'est-ce pas ? »
Alyx me sonda. J'avais raison, je le savais.
« Ce sont des relations simples et distrayantes le temps d'une semaine ou deux, en attendant de trouver plus intéressant et captivant... et je crois qu'il faut laisser une chance au destin. Le hasard fait bien les choses, il parait. Encore faut-il y croire ! »
Je la fixai, sans me douter que ce que je venais de dire était lourd de sens, compte tenu de notre futur à elle et moi. J'allumai une cigarette et l'amenai entre mes lèvres. J'entendis alors la voix de Ruby qui me fit redescendre sur Terre. Elle vint se coller à moi tandis que j'observai Emrys s'approcher d'Alyx avant de l'embrasser. La brunette n'allongea pas le baiser, ce qui me fit sourire furtivement. Ruby prit la parole pour dire qu'on allait partir de notre côté ; j'avais déjà une vague idée de ce qu'on allait bien pouvoir faire. J'adressai un dernier sourire à Alyx avant de partir. A ce moment-là, j'avais envie de croire au destin tracé et j'avais raison d'y croire.

Juillet 2010 ; vingt-cinq ans.
Alyx est devenue ma petite amie au mois d'avril. Entre nous, ça a été les montagnes russes. Des périodes très difficiles souvent causées par mon manque de confiance en l'amour, en notre futur à elle et moi alors que je l'aime énormément. Roxanne était une jeune femme qui me faisait changer d'air, avec qui je pouvais tout faire, prendre tous les risques. Alyx est elle la femme avec qui je ne peux m'empêcher de penser au futur. Elle me rassure et me rappelle que j'ai tout pour avancer sans avoir peur, que je dois avoir confiance en moi et en nous. Elle est celle qui me fait penser à ma mère dans sa manière d'agir. Je ne la vois pas comme ma meilleure amie, ni comme une sœur, mais comme une femme avec qui je pourrais partager ma vie. Quand je m'endors à ses côtés, je me surprends à m'imaginer dans notre maison plus tard avec deux ou trois gamins jouant dans le jardin. Cette image devient presque naturelle dans mon esprit. Mais l'étape intermédiaire me fait peur. En juin, Alyx est tombée enceinte de moi. Quand je l'ai appris, mon monde s'écroulait à nouveau autour de moi. Je n'étais pas prêt, je n'avais pas eu le temps de m'y préparer. Moi père ? Impossible ! Image impensable. J'aime les gamins des autres, mais c'est tout. Moi, je suis loin de penser au fait d'avoir des enfants. Ce que je veux, c'est grimper les échelons professionnels, avoir du succès, être reconnu pour mon boulot. Voilà mes ambitions. J'en ai fait voir de toutes les couleurs à Alyx, j'ai été blessant en lui demandant de s'en débarrasser. Mais c'est un autre événement qui décida pour nous. Elle fut victime d'un accident sur la route en voulant sauver un jeune garçon qui n'avait pas regardé avant de traverser. C'est Alyx qui se prit la voiture de plein fouet et le bébé ne survécut pas à cet accident. Il m'a fait prendre conscience d'une chose : je ne pouvais plus me passer d'elle.


Janvier 2012 ; vingt-sept ans.
Mon métier de journaliste ne convient pas forcément à la vie que souhaitait Alyx. Je ne parle pas juste des horaires, même si elles sont chargées, mais d'un événement bien plus sérieux. On me proposa d'aller un an à New-York pour faire mes preuves dans le domaine journalistique et aussi me faire des relations. C'était un rêve que je voulais vivre, coûte que coûte. Je fonçai après m'être pris la tête plusieurs fois avec Alyx, aspirant toujours plus à cette reconnaissance professionnelle. Cette période fut remplie de doutes, je ne savais plus si Alyx était vraiment celle que je pourrais satisfaire toute ma vie. Entre temps, nous apprîmes qu'elle était enceinte à nouveau. J'avais eu le temps de mûrir depuis sa première grossesse qui s'avéra mal tourner, et cet enfant, je le voulais avec elle, je le désirais vraiment. Je suis rentré à Atlanta pour les fêtes de fin d'année, j'ai retrouvé ma soeur fraichement sortie d'une rupture, et mon amour Alyx, angoissée à l'idée que je reparte. Je lui ai promis que je serais là pour la naissance de notre fille -que nous souhaitons appeler Diana en mémoire à ma mère défunte-, que je serai là pour ses premiers jours. Des choses que je désire plus que tout et que je veux assurément vivre. Alors je ne suis pas retourné à New York. J'ai repris mon poste à Atlanta et j'essaye désormais de faire toutes mes preuves. Ce métier, c'est ma plus grande passion. Je sais que je néglige parfois ma vie de couple avec Alyx en bossant trop. Mais je le fais pour nous trois, pour leur assurer une vie sans aucun soucis financier, pour qu'elles puissent se faire plaisir. C'est très important pour moi.


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Dernière édition par Liam Wellington le Mar 17 Jan - 1:51, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: ▲ BORN TO TOUCH YOUR FEELINGS.   Dim 15 Jan - 22:57

LE PLUS BEAU. I love you Le gif de ouf en plus, le regard qu'il a dessus, je fonds. Et tu as toujours faim de toute façon.

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